Nguồn: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7009354s (OCR ALTO của BnF, chưa hiệu đính) Tải về: 2026-07-17 Tựa đề: Le Paria — mai 1924 1924 Lưu ý: Văn bản OCR máy tự động từ Gallica; sai sót OCR chưa sửa — đối chiếu PDF ảnh cùng tên khi trích dẫn. ### [Trang 1] ROISIEME ANNEE. — N* 25. Le Numéro: VINGT- 0170, centimes MAI 1924. ADMINISTRATION Rue du Marché-des-Patriarches PARIS (5 e ) /- le Paria * 4 " ‘Seatiy .. a “ “seth” “ eereta . aeren” -0 “eh > Paraissant mensuellement Tribune du Prolétariat Colonial Abonnement, Un an : 8 francs Chèque postil : 92-22 Paris UN COLONIAL SIÉGERA A LA CHAMBRE DEBOUT, LES DAMNÉS DE LA TERRE ! CONTRE L’IMPERIALISME LA RUSSIE SOUTIENT LES COLONIES Le Parti Communiste présente Hadj Ali ,=*=2 Le rti Communiste vient de présenter aux le ions gislatives sur la liste du Bloc Ouvrier vysan un Algérien, le camarade Hadj Ali Abd el K ader, représentant en quincaillerie, .).g y AM2iyo. ette candidature est un soufflet sur la face de ; impérialisme français. N ’ ns que nos frères opprimés des colonies, ou s ons d’illusions sur l’efficacité du parle- mentar isme en régime bourgeois, mais, par cet acte, le parti a montré qu’il est le seul à prendre en considération les revendication justifiées des masses exploitées coloniales. Leur représentation au Parlement est pour elles ie question de réforme capitale. Certes, il est inadmissible que plus de quarante millions d i ne soient pas encore représentés à la C mi re et, si la France à cent millions d habitants, comme le disait le général Mangin, pourquoi méconnaître les droits élémentaires de citoyen à la majorité d’entre eux ? Français, quan J ils se font tuer pour les coffres-forts du apitalisme Algériens, Annamites ou Sénéga- lais quand il s’agit de revendiquer leurs droits ! ABD EL KADER HADJ ALI Candidat du Bloc Ouvrier et Paysan Fumistes । Cette iniquité ne peut durer ; la classe ouvrière française y remédiera. Les ou- vriers français, qui ont trouvé les coloniaux à leurs côtés, pendant la guerre impérialiste, les retrouvent dans les usines : le capitalisme, qui les recruta pour sa boucherie, les recrute aujour d’hui pour sa production. Cette main-d'œuvre coloniale est devenue une concurrence d’autant plus grande qu’elle est norganisée Le capitalisme, sciemment, la maintient dans un niveau social inférieur en lui nterdisant toute liberté de presse, de parole ou d'association. Depuis longtemps, les travailleurs coloniaux protestent contre ces mesures si préjudiciables aux deux classes ouvrières. Déjà, en 1922, lors du voyage du renégat Millerand en Algérie, I émir Khaled, porte-voix des populations indi gènes; avait demandé leur représentation au Parlement Mais, en bon socialiste, le président, ntou de • oligarchie coloniale, fonctionnaires co! mpus, colons, industriels millionnaires, tous enrichis de la sueur du burnous, refusa caté goriquement, au nom de la France capitaliste, lui, le réformiste, les maigres réformes qu’im ploraient les masses indigènes. Le socialiste fin de siècle s’était montré plus réactionnaire que ses ancêtres de 89, dont il se réclame le digne successeur. Oui ! Car, en 1794, trois députés furent élus par les noirs de la Guadeloupe, vinrent devant la Convention exposer les souffrances des escla ves et présenter les revendications de leurs frères. Deux de ces députés étaient des hommes de couleur ; l’un d’eux, Belley, fut un esclave qui, à force de travail et d’économie, parvint à s acheter et à s’instruire. Ils furent conduits de vant le président qui, fraternellement, les em brassa au nom du peuple français. Un représen tant du peuple adjura d’accepter les réclama tion® des délégués coloniaux. L’assemblée en tière se leva et vota par acclamation : l’escla vage fut aboli. Ceci se passait il y a centre trente ans, quand la bourgeoisie était révolutionnaire. Aujour- ' hii os n’espérons rien d’elle ; seule, la voix du prolétariat peut lui imposer ses vo lontés. Nous aurions cru, aussi, au réveil de la bourgeoisie indigène algérienne, mais elle est d une lâcheté si abjecte qu’elle demeurera longtemps la méprisable catin de l’impérialisme français. Elle suit l’évolution du reste du monde musulman et se pâme d*admiration de vant la lutte énergique des Egyptiens, dés Kamalistes, mais elle, trop veule, stagne dans sa léthargie. L’émir Khaled aurait pu devenir un Zaghloul, s'il avait rencotré le concours sin cère d’une bourgeoisie consciente de son rôle historique et soucieuse de son émancipation. Bien au contraire, Khaled fut honteusement trahi par ceux-là mêmes qui se disaient ses amis et qui n étaient, en réalité, ou’une clique d'entremetteurs à la solde du Gouvernement général, une « élite y tarée, pourrie de débau- che, incapable d’imiter le geste des esclaves noirs de 1794, ni même de procéder par un vote populaire à l’élection d’un symbole qui personnifierait l'expression des revendications d'affranchissement de ses frères miséreux. Con fiante en la « générosité » du conquérant, son action se limite à des bassesses qu’elle lui pro digue servilement. Mais la souffrance des mas ses ne peut être soulagée que par les travailleurs eux-mêmes. La classe ouvrière francaise saura faire son devoir pour l’Algérien Hadj Ali, comme fit celle de Hollande pour un Malais, comme fit celle d’Angleterre pour l’Hindou Saklat Vala, lors des derniers élection®. Sa candidature par principe sera la protestation des | travailluurs métropolitains contre a politique, de rap ne et de meurtre , co on alisme fran- | cais. Comme elle a su imposer l'élection de | Marty pour montrer sa solidarité avec le geste | héroïque du marin de la mer Noire, comme | elle a su protester contre l œuvi e infâme eu Bloc national à l'égard de la première Répu blique prolétarienne, elle protestera contre les expéditions impérialistes de Syrie ou du Maroc. où des milliers de soldats français sont assassinés par les magnats die la finance. Elle protestera contre les tortures infligées aux mil lions de prolétaires coloniaux, contre 1 exploita tion effrenée dont ils sont victimes et dont elle supporte la funeste répercussion. Le prolétariat révolutionnaire parisien se souviendra de Ben Radia, l’ouvrier algérien assassiné par les sbires de Poincaré, lors des manifestations du Premier Mai dernier, il se rappellera qu’un Arabe est embastillé dans les géôles de Mayence, vic time de la sauvage repression du sinistre. Dé goûté, gendarme du Comité des Forges, l allie des Krupp et des Stinnes, bourreau de la classe ouvrière allemande. Il ne se laissera pas influencer par les haines de race, hypocritement semées dans la classe ouvrière par le capital qui, seul, profite de la division. La barricade n’a que deux côtés : de l’un, le prolétariat uni, organisé, sans distinc tion de race et de couleur ; de l’autre, la bour geoisie dans toutes ses nuances, depuis les réac tionnaires endurcis (type Daudet), jusqu’aux dé magogue de gauche, les radicaux et socialistes de tout acabit. EL DJAZAIRI. On assassine en Syrie Un télégramme de Constantinople con- firme la nouvelle publiée il y a déjà deux jours dans 'la presse anglaise selon la quelle des combats auraient eu lieu sur la frontière syrienne entre un détachement de troupes françaises et des bandes armées soutenues par des populations locales. Les troupes françaises auraient 'dû faire usage de l’artillerie. Voilà comment la France de la Liberté entend la liberté des autres peuples. La chose est flagrante ! Les bandes ar mées étaient soutenues par les populations locales. C'est donc que celles-ci ne goûtent pas avec tant de plaisir l’occupation fran çaise. Alors, eue font nos soldats là-bas, puisqu’on ne veut pas d’eux ? Evacuez la Syrie et ‘assassinez pas ceux qui n’ac- ceptent pas votre criminelle autorité. SEUL. LE PARTI COMMUNISTE s PRESENTE UN CANDIDAT | INDIGENE ! wereeersaeH 1 Premier mal ue Classe Organisation et action En ce jour de revendications ouvrières, le prolétariat s’unit et ans distinction de race ou de couleur, clame hautement sa résolution d’abattre le règne igoble de l’exploitation. Ici, à Paris, le chômage fut presque com plet, partout des meetings où, en foule, les prolétaires répondiret. aux appels des orga nisations syndicales révolutionnaires. Les ou vriers entendirent des discours vibrants d’ora teurs de toutes nationalités. Notre camarade Hadj Ali AbdeLkadc fut chaleureusement ovationné par une salle bondée, à la Belle- villoise, quand il apporta, à la classe ou vrière française, le salut fraternel du prolé- tarait colonial. A Ivry, plus d’un millier de manifestants se rendit sur la tombe de l’Algérien Ben Ra dia, assassiné par la police le i er mai der nier. Et si ici, les sbires du gouvernement, dû ment stylés, en vue des élections, ne se sont pas livrés à leurs provocations habituelles, à Berlin, cette année, ce fut encore un colo nial qui paya de sa vie les brutalités poli cières. Dans une manifestation les shupos commandés par le social-démocrate Ritchter firent usage de leurs armes à feu et tuèrent plusieurs ouvriers parmi lesquels un nègre. Ces crimes n’arrêteront pas notre élan. Le prolétariat colonial se réveille à la lutte de classe, son union s’accomplit avec le proléta riat européen et demain, avec lui, il saura venger ses frères, victimes de la barbarie ca pitaliste. / ALI BABA. e-srooC=- Soutenons Hadj Ali ! Le Paria et 1 i whr • de D’Union h coloniale —S pë ; à us ies Cu niaux, résidant ' -s, po soul nir ia candidature du an a ■ ide Hadj. Ali Ab- elkader aux élections législatives. Ils levront assister i toutes S réunions où leur frère colonial prendra la parole pour flétrir les crimes du colonialisme et affirmer leur solidarité de classe avec les prolétaires français contre l’impéria- lisme national et international. . Malgré toutes les ignominies déver sées sur le communisme par la presse capitaliste, pour nous, coloniaux, il est un fait indéniable : le parti communiste a été le seul, à prendre en considéra tion, d’une façon concrète, toute les re vendications des masses opprimées co loniales Le seul fait d’avoir inscrit sur ses lis tes, le nom d’un de nos frères de cou leur. est un acte qui n’a été et ne sera réalisé par aucun autre parti. Notre sympathie ne peut aller que vers une organisation qui, en toute sin cérité. en toute clarté, sans arrière-pen sée n’aura que la défense du prolétariat métropolitain et colonial et se montre le véritable ennemi du régime d’exploita tion et d’esclavagisme. Le spectre du communisme n’épouvante que les ma gnats de la finance et la clique de né griers qui gouvernent et oppressent le monde. Il n’épouvantera désormais plus les coloniaux qui voient eu lui leur li bérateur. Nous comptons sur l’appui et le de voir de nos camarades pour qu’ils en- voyent au Parlement un représentant qui saura jeter à la face des impérialis tes la preuve de toutes les abomina tions dont sont victimes ses frères de couleur et montrer par son langage sûrement différent de celui des Diagne et Cie, ces répugnants larbins du capi talisme français, qu’il est à la Chambre comme un dompteur dans sa cage : pour frapper les fauves quand ils bron cheront- -==DoG=b- ——— Fabry et Nous M. Fabry a reçu hier matin, rue Oudi- not, les membres du Comité du Syndicat de la Presse coloniale. Après quelques mots de bienvenue de M. Vivien, président du syndicat, le nouveau ministre des Co lonies a affirmé que la presse coloniale pouvait compter absolument sur sa bienveil lante et dévouée collaboration. Le Paria déclare qu'il n'a rien à accep ter dlun ministre qui reste indifférent aux misères de toutes les colonies soumises à l'autorité capitaliste française et qui sou tient de toutes ses forces les champions de l'exploitation du prolétariat colonial. Entre ceux qui exploitent, volent et tuent ci nous, il y a un abîme. Nous ne le franchirons que pour porter au régime ennemi le coup mortel qui libé rera les peuples coloniaux du joug capita liste ! Ce que ne peut faire l’individu isolé, il ose ‘entreprendre, et surtout il doit réus sir lorsque son effort est associé et d’au- très efforts s’exerçant dans le même sens. Voilà pourquoi,, la loi d’association joue un rôle primordial, dans le développement des sociétés. Or, il s’agit, pour les origi naires des colonies, pour la grande masse des exploités noirs, jaunes, de toutes cou leurs. de s’unir. De s’unir, d’une part, en tre eux. Car il y a une série de problèmes qui leur sont communs et qui leur sont varticuliers. De s’unir, d’autre part, à l’en semble des exploités européens, à l’ensem ble du prolétariat blanc. Car la lutte pour l’affranchissement des spoliés, du jou,g du capitalisme oppresseur est une bataille non seulement internationale, mais une lutte mondiale groupant partout, d’un même cô té de la barricade, ceux dont les intérêts de classe sont les mêmes. L’organisation et le groupement des originaires des colo nies entre eux doit s’effectuer au sein de l’Union intercoloniale, dont la plupart de nos camarades savent que le siège est à Paris, 3, rue du Marché-des-Patriarches. Pour y adhérer, il suffit d’écrire au cama rade secrétaire de l’Union Intercoloniale, au siège. La minime cotisation mensuelle est de trois francs. On l’acquitte, soit en venant aux réunions, entre les mains du trésorier ; soit sous forme de mandat, adressé au siège, au camarade trésorier de l’Union Intercoloniale, lorsqu’il v a pour le camarade adhérent impossibilité de fréquenter les réunions. L’Union et le groupement avec l’ensemble des exploités sur la surface du globe s’effectue : 1° par l’adhésion, pour le camarade originaire des colonies habitant la France, au syndicat unitaire de la profession qu’il exerce. Par ce syndicat, il se trouvera du même coup être membre de l’Internationale syndicale rouge ; 2° par l’adhésion au Pari de mas se du prolétariat , le Parti Communiste “Section Française de l’Internationale Com- > nunisfe) Poor co q ■ est de l’ormar sati ■ . de camar _ le colomi s mé mes, te capit: lisr e, par • itern édiairé de son appareil . uvernemental, s’opp se avec brutal té, aV c une violence particu lière. à ! ite itative d’organisation 11 y aura lieu cependant, pour nos cama- rades des colonies, d’entreprendre. par tout, et par quelque moyen que ce soit, la création d’une liaison entre eux dans leurs pays respectifs, et d’étendre cette liaison ou avec la Confédération Générale du Tra- vail Unitaire, ou avec l’Union Intercolo niale, suivant qu’il s’agira de groupements de défense purement professionnelle ou de revendications générales. Ces recommandations aux camarades des colonies s’adressent plus particulièrement à ceux des Antilles qui jouissent d’une re lative liberté, mais dont précisément la jouissance semble avoir annihilé tout es prit de solidarité'. Qu’il me soit permis de leur dire, en passant, qu’ils donnent l’im pression d’avoir été complètement gangre nés par le démocratisme petit-bourgeois de,s politiciens par qui ils se laissent mener. En dehors des forces de cohésion dont nous avons parlé, il ne peut y avoir de salut, de progrès, d’émancipation pour la masse de nos frères opprimés des colo nies. Qu’ils se pénètrent, profondément, de la stérilité de la « Ligue des Droits de l’homme », du mensonge et de la duperie des organisations radicales, socialisantes ou autres de même tendance. La rencon tre fraternelle du coq et du renard n’a ja mais tourné qu’au sacrifice du coq au pro fit. du renard. Et nous avons autres choses à faire qu’à nous offrir en holocauste. Nous avons à nous défendre, aux Antilles, con tre l’étranglement de nos droits politiques, la misère et les privations matérielles et morales. Partout ailleurs, contre l’arbitraire admi nistratif, le régime de l’indigénat. l’existen ce des juridictions d’exception, les impôts spéciaux, les brimades de toute nature. Nous avons à nous défendre en Afrique, en Asie, contre la dépossession de nos ter res, de nos biens, contre le refoulement, l’empoisonnement par l’alcool et l’opium. Nous avons à nous défendre contre la be sogne antiprolétarienne qu’on attend des troupes de couleur. Nous avons à affirmer notre droit à un traitement équitable, a des salaires égaux à ceux de nos frères ouvriers et paysans d’Europe. Telle est l’œuvre d’organisation qui nous incombe, telle est l’action en vue de laquelle elle s’impose Que nous nous hations d’entre prendre l’une et l’autre. L’esclavage pro longé ne peut avoir abouti à l’amour de la servitude ! MAX CLAINVILLE-BLONCOURT- VMNHYINNNMYIEYEYMWBWMY VOTER POUR LE - s BLOC OUVRIER ET PAYSAN s C’EST ASSURER s L’ELECTION D’HADJ AU ! s wseeE Khidyr Aliev, plénipotentiaire Imadjaradjan Khidyr Aliev est'né en 1891, fils d'ouvriers agricole de la région de F e gan, en Turkestan. La révolution dioctobre ne s’est : édisée e;. ce coin perdu die F ergan qu'à L a fin de 1918. Au début de 1919, Khidyr Aliev adhère au Parti communiste. Il fut d’aboiM présid-ni du Comité révolutionnaire régional de > ara- souisk, et ensuite il occupa suocessivemtmt les fonctions suivantes : président du Comité régional du Parti communiste de Turkestav. a Fergan, commissaire du Peuple à V agricul ture de la République du Tukestan, membre du Comité centrai Exécutif Panrusse, prési dent du Comité Révolutionnaire régional de Fergan, président du Comité Central du Tr r. kestan et membre du présid-ium du Comité Central de l'U. R. S. S'. Actuellement, Khidyr Aliev remplit les fonctions de représentant plénipotentiaire du Comité Central et du Conseil des Commis sait.es du Peuple de la Répyubliqitf de Pur- kestan, à Moscou, et de membre du bureau du Comité fédéral pour, l'agriculture et est présentement à Londres avec la mission bol cheviste. KHIDYR ALIEV Président du Comité Exécutif Central de la République du Trurkestan Khidyr Aliev est le premier musulman choisi comme plénipptenhaire par un Etal européen. Il est vrai que cet état, la Répu blique des Soviets de Russie, est aussi le pre mier Etat prolétarien, le premier pays ou Les hommes sont considérés à leur juste valev-z’ sans distinction de race ni de religion. Et au moment 'où le Parlement français re fuse aux indigènes des colonies leur représert- tàtion à la Chambre, la nomination par la République des Soviets de Khidyr Aliev au poste de plénipotentiaire, montre aux colo niaux opprimés gu 1 ils 'n' ont riez à attendre de gouvernements régis par une collectivité capitaliste et tout à espérer d'une R p eblique communiste où sera sti^rimêç ' odieuse ex- ploitation de l’homme par V-homme. —-—-— —--=9oCs-0— — LA REPRESSION La France impérialiste affirme chaque joui que la liberté la plus grande règne dans ses colonies, que le droit des indigènes est auss intangible que celui de tous les citoyens fran çais. Essayons de prouver que seuls ont des droits ceux qui acceptent la domination et l’exploita tion capitaliste. C’est ainsi que fut supprimé, en raison de ses opinions subversives le journal El Nacir Djedid. La Caserne Coloniale, organe commu- muniste, s’adressa aux soldats arabes, fut intei- dite sur le territoire marocain, algérien, tuni sien et poursuivie par le parquet d’Alger. Le Trait d’Union, d’Alger, fut interdit au Maroc. La Lutte Sociale, d’Alger, fui e en Tu nisie et au Majoc. L’Avenir Social fut interdit en Algérie, et notre Paria eut l’honneur d’étre irderdit en Tunisie par un décret bevlical spé- cial. Voilà la liberté dans les colonies françaises. Les Anglais n’ont rien à nous envier Nous pourrions leur donner des leçons sur l’ oppressif et ta répression. ### [Trang 2] CE QUE PENSE UN DÉPUTÉ COMMUNISTE UNE DECLARATION DE RAKOVSKI Le Colonialisme LE GOUVERNEMENT SOVIETIQUE N’EST PIES IMPERIALISTE La Faillite de la Colonisation Française Le colonialisme est une des formes de la nécessaire expansion économique de l’impérialisme. 'Cet impérialisme contemporain « est la politique écono mique sociale du capital financier (union du capital industriel et du capi tal ban aire) qui tend à la création des plus vastes domaines d’exploitation et des empires mondiaux ». Il faut au capitalisme moderne cher cher des débouchés pour ses marchan dises. pour ses capitaux surtout, ou re chercher des centres de matières pre mières, ou se procurer de la main-d’œu vre à bas prix. Le but de la colonisa tion ce n’est pas comme le disent les capitalistes à leurs porte-parole de por ter la civilisation à des peuples inte- rieurs, mais de trouver les différents débouchés ou marchés dont le capita lisme a besoin pour ses différents ob jectifs dont nous avons parlé plus haut. Le capitalisme français n’a pas échap pé à ces nécessités pas plus que les autres capitalismes ses rivaux. Déjà le promoteur de la colonisation en France, Jules Ferry, disait : « La colonisation est fille de l’industrie ». Sous une au tre forme c’était exprimer les mêmes idées que celles que nous avons men tionnées plus haut. Le développement de l’industrie moderne, sa production de marchandises dépassant les besoins du marché intérieur, non pas que la consommation soit satisfaite, mais le pouvoir d’achat des consommateurs étant limité il lui faut des débouchés nouveaux et c’est dans les colonies qu’il va les chercher. Les économistes français, Léon Soy et Leroy-Beaulieu, 'divisent les colonies en trois groupes économiques : 1° Co lonies commerciales; 2° Colonies de peu plement ; 3° Colonies de plantation et de production. En 1908 Leroy-Beaulieu maintient la division en trois catégories : 1° Colo nies ou comptoirs de commerce ; 2° Colonies ordinaires ou de peuple- ment 3° Colonies de plantation ou d’ex- ploitation. Ces définitions sont aujourd’hui in- suffisantes. Une bonne définition sui vant le D Zpfl serait : « Les colonies sor i des 1 rriloires possédés par un Etat en dehors de ses frontières et dont il dispose dans l’arène internationale selon ses intérêts économiques et poli- tiques ». Ces définitions des spécialis tes coloniaux nous montrent le but réel que poursuivent les grandes puissan ces, dans la recherche et la possession des colonies. C’est par une formule mensongère que les peuples dits civi lisés prétendent s’installer dans des co lonies pour apporter à des peuples moins civilisés ou inférieurs faits de leur attitude. Sous les idéalistes de civilisation ce les bien- formules sont des réalités plus tangibles qu’on pursuso La France capitaliste, dite démocrati poursuit que, républicaine, la France des droits de l’homme et du citoyen n’échappe pas à cette nécessaire besogne coloniale. Tout comme les autres grandis Etats elle exporte vers ses colonies des mar chandises, elle y trouve des matières premières, elle y recherche une main- d’œuvre plus facilement exploitable et elle en tire des soldats dont elle est plus sûre pour la défense des intérêts bour geois à l’intérieur. Quand elle fait en faveur de ce qu’elle appelle « ses su jets » des efforts d’instruction et d’hy- giène, c’est dans le but d’avoir une main-d’œuvre plus instruite, des fonc tionnaires indigènes plus dociles et plus mal rétribués que s’ils étaient euro péens. Quant aux mesures d’hygiène si im parfaites elles ont pour but de conser ver le matériel humain nécessaire à l’exploitation des colonies comme sala riés. C’est grâce à l’exploitation de ses colonies que le capitalisme français se maintient. Et à mesure que croissent ses diffi cultés financières et économiques il songe à mettre mieux en valeur son do maine colonial. Il s’agit d’en extraire davantage certaines matières premiè res qui lui manquent et des denrées ali mentaires insuffisantes dans la métro pole pour éviter les achats à l’étranger. C’est à cette exploitation plus intensive des pays coloniaux que le capitalisme français se prépare pour essayer de se restaurer et de se consolider. 1 Au moment où il s’apprête à accom plir cette œuvre, le devoir du Parti Communiste à l’égard des peuples colo niaux et son action doivent grandir et s’intensifier. Le gouvernement britannique peut aussi compter sur notre pleine et sincère bonne vo lonté en ce qui concerne les questions politiques en présence desquelles nous nous trouvons. Selon notre opinion, les obstacles qui se trou vent sur cette voie peuvent être écartés par nos efforts communs. Nous avons délibérément abandonné la politique de conquêtes de l’ancien gouvernement tsariste, nous avons annulé les anciens traités tsaristes fixant le partage des Etats orientaux par zones d’influence. Le gou vernement soviétique n’a pas l’intention de re prendre jamais cètte politique. Elle est complè tement exclue par la Constitution socialiste de notre Etat, qui est fondée sur l’égalité absolue des nations et sur la reconnaissance de leur droit de déterminer leur propre sort. Mais la politique d’autrefois est aussi exclue pour d’autres raisons. La guerre a réveillé le sentiment national des peuples de l’Orient, et toute tentative de notre part de contrecarrer ce sentiment légitime constituerait non seulement un crime contre nos propres intérêts, mais serait aussi une folie, étant donné qu en fin de compte une telle politique ne manquerait pas d’échouer. Par conséquent, en tant que le gouvernement britannique et le gouvernement des soviets au ront adopté, comme point de départ, le prin cipe du respect de 'l’indépendance et de la souveraineté des États de l’Orient, nous n au rons pas de difficultés à régler toutes les ques tions qui concernent les intérêts de la G' ande- Bretagne et 1 Union Soviéniste dans ces régions. Sous Ramsay Mac Donald Une Grève à Bombay Le dernier remaniement' du ministère Poincaré n’a pas manqué d’avoir des ré percussions dans les colonies. La France a toujours prétendu qu’elle est la pre mière puissance coloniale qui sait coloni ser. M. Albert Sarraut, lui aussi, s’est toujours vanté qu’il est le premier Fran çais qui sait comment mettre ces colonies en valeur. Pour cette mise en valeur, il a réclamé 4 milliards de francs. Pour cher cher cet argent, il a écrit un bouquin de 674 pages. Or, ce grand ministre vient d’être exclu de son parti pour avoir voté pour son patron Poincaré. Et cet ingrat de Poincaré vient, à son tour, de mettre le grand ministre à la porte. Ainsi, le grand ministre est simultanément dégommé, sans avoir ses milliards, ni ses colonies mises en valeur. Il est remplacé par un soldat, pardon, un « colonel inconnu ». Ce limo geage nous démontre, une fois de plus, que la colonisation a fait faillite. En attendant mieux, le contribuable fran çais paie,chaque année, plus de 237 millions de francs (budget 1923), pour son minis tère des Colonies, plus de 1.172.186.000 fr. pour les troupes coloniales et des dépenses faites au Maroc, soit 1.409.186.000 francs. Chaque Français — riche ou pauvre, vieil lard ou bébé, homme ou femme — est donc obligé de verser à la caisse de la « Mission Civilisatrice » plus de 36 francs Tan. Et cela, au profit de qui ? Ce n’est pas à son profit à lui, le contribuable, bien entendu. Et encore moins à celui de la France. Nous l’allons montrer tout à l’heure. En 1922. par exemple, le commerce gé néral des colonies françaises était de 4.358.105.000 francs dont 2.104.458.000 d’im portations et 2.253.646.636 d’exportations. De cette somme, le trafic entre la France et ses colonies ne montait qu’à 1.585 mil lions de francs, tandis que celui entre les colonies et l’étranger se chiffrait à 2 mil liards 666.739.000 francs. Les chiffres sur l’Indochine sont encore plus éloquents. Des 5.484 bateaux enregistrés aux ports indochinois et qui transportaient 7.152.910 tonnes de marchandises, on ne comptait que 779 vapeurs français avec 1.461.852 ton nes, contre 787 vapeurs anglais avec 1 mil lion 575.079 tonnes. Sur les importations d’une valeur de 807.729.362 francs en 1921, la France n'avait que 247.602.029 francs. Elle et ses autres colonies n’avaient que 169.147.115 francs sur un chiffre d’exportations de 1.284 mil lions 003.885 francs d’exportations. Est-ce au profit des indigènes ? Vous l’allez voir. L’Indochine exporte en 1923 : 1.439.995 622.035 65.413 61.917 312.467 27.690 19.565 7.927 6.860 46.229 7.150 3.617 30.760 tonnes tonnes tonnes tonnes de riz de houille de ciment de maïs quintaux de poissons tonnes de zinc têtes de bétail tonnes, de sucre tonnes de coprah tonnes tonnes tonnes de de quintaux de poivre caoutchouc plantes tinctoriales coton 21.492 quintaux de haricots 2.609 tonnes de peau 12.798 quintaux 12.319 8.499 6.084 480.833 117.241 17.943 quintaux quintaux «quintaux kilos de de rotin de laque de café de thé cannelle kilos d'essence de badiane kilos de soie Eh bien, savez-vous quelle est la part de l’indigène dans ce gigantesque commer ce fait avec du produit de son sol et de son travail et passé devant son nez ? Il a eu, en tout et pour tout, 542 voiliers jau geant 12.231 tonnes ! Après cet aperçu, nous pouvons con clure que la colonisation française est faite à Tunique profit, d’une bande d’aventuriers, de politiciens malhonnêtes et ratés de là métropole, de trafiquants d’alcool et d’opium, de moreau lis sans scrupule, et de financiers véreux. La preuve ? En voici une : la Banque de l’Indochine n’avait que 24 millions de francs de chiffres d’af- faires en 1876, en avait 145 en 1885. 222 en 1895, 906 en 1905, 2.005 en 1917, 6.718 en 1921. Et ses bénéfices ont passé de 126.000 francs en 1876 à 22.854.000 francs en 1921 ‘ NGUYEN Al QUAC. Georges LEVY, Député du Rhône. 150.000 ouvriers du textile de Bombay, aux prises avec le haut patronat depuis le 15 jan vier, ont juré de mourir d’épuisement, eux, leurs femmes et leurs enfants. _ plutôt que de rentrer au travail avec les salaires misérables consentis jusqu’ici. C’est l’épisode le plus tragique qui se déroule actuellement dans les luttes du prolétariat mon dial. Aux Indes, terre classique de la famine où « 40 millions d’hommes n’ont jamais pu man ger un seul jour de leur vie à leur faim », la situation des ouvriers du textile, celle « d’un troupeau d’esclaves, sous-alimenté, surmené, constamment endetté », est la plus misérable. Le salaire « mensuel » du textile à Bombay est de 35 rupees (75 francs) pour les hommes, de 17 rupees (35 francs) pour les femmes et UN MALHEUR POUR L’INDOCHINE Sarraut y retournera L’« Avenir Social » a reparu ITUI LuIAL" les enfants ! Tandis que le coût de h puis 191’1 de 58 % ghe . ont accru leurs e ’ ‘res Ca 1 .e . ~et .3 cag talisi 3 qui a ' profits refusèrent d’amél vie a augmenté de- actions du textile 300 à 500 %, ces les mêmes. de scanda; les salaires revendications le lock-out. de ou- Au début de 1921, une grande grève d’inscrits maritimes éclata au Brésil. Un bateau venait d’arriver à Rio-de-Janeiro. Son équipage ignorait que des camarades étaient en lutte avec le patronat. Un gré viste noir, Jossé Léandro da Silva, voulu monter à bord du navire annoncer ïa nou velle aux marins. Sur le quai, José rencon tra un policeman qui lui interdit le pas sage. - Mai j’ai bien le droit d’aller voir mes camarades, tout de même, dit José au re- présentant de l’ordre. - Pas d explications ! Circulez ! répliqua ce dernier. José insista. Le policeman, pour toute réponse, sortit un revolver et fit feu. Lestement, José évita le coup et. rapide comme l’éclair, il em- peigna l’agent et le jeta dans l’eau. Une cinquantaine de policeman armés accoururent et assaillirent José. Celui-ci se défendit. Avec son couteau de marin, il tua des agents et en blessa plusieurs. A la fin, il fut vaincu par le nombre et tomba à moitié mort, ayant reçu 18 balles dans le corps. a eu cependant assez de force pour murmurer l'Internationale lorsqu’on le transporta à l’hôpital. On l'amena ensuite devant le tribunal. Il fut condamné à 30 ans de travaux forcés. Aussitôt que le jugement fut connu, les ouvriers révolutionnaires constituèrent un Comité de Défense. D’un côté, ils confiè rent le cas de leur camarade à plusieurs avocats ; de l’autre, ils organisèrent des meetings de protestation à travers le pays Une campagne d’agitation en faveur de José fut vigoureusement menée pendant trois ans. L’opinion publique fut tellement indignée que les autorités durent recom mencer le procès. ■ Le 8 février, José fut jugé de nouveau. 15.000 ouvriers assistèrent aux débats qui durèrent toute la nuit. Le patronat ne vou lait pas lâcher sa victime et il fallut au procureur de la République 5 heures de temps pour lire son long réquisitoire. Avec éloquence, le camarade Paulo de Lacerda et ses collègues réfutèrent victo rieusement les arguments du procureur. Les débats prirent fin à 4 heures et demi du matin. Ce fut l’acquittement. Le verdict fut reçu par un tonnerre d’ap- Plaudissements. Et José, le gréviste noir, se laissa tomber dans les bras de ses ca marades et défenseurs, les délégués des ouvriers blancs. Donc, malgré la différence des couleurs, il n’y a que deux races dans l’univers : celle des exploiteurs et celle des exploités. Et il n’y a qu’une fraternité qui est vraie : la fraternité prolétarienne. chaque jour nous parviennent des lettres de protestation de nos frères qui gémissent sous le régime de terreur et de l’arbitraire sous le quel ils sont écrasés. L’impérialisme, pour pro longer son règne d’exploitation et d’esclavagis- me, ne s arrête devant aucun procédé : ses lar bins, les fonctionnaires, dûment stylés, ont des mœurs dignes du féodalisme. ' On nous communique de Madagascar : « Ceci se passe dans la province de Miarina- rIVO et le district de Soavinandriana où règne puissamment M. Battini. « Notre ami Augustin Raboanarijesy rencon tre pour la seconde fois dans l’après-midi ce magistrat et ne le salue pas à nouveau. D’où cinq jours de prison. _« Pour le même motif, Joseph Randriamanan- end se voit octroyer cinq jours de prison avec une amende de 15 fr., peine portée à quinze jours de prison et 25 fr. d’amende par le chef de la province. “ Sa femme vient protester. M. Battini trouve Gsamanderespectueux ” et lui donne 15 francs Et dire que, dernièrement, à la Chambre, le député communiste Berthon dénonça les agisse ments éhontés du colonialisme ; un député escla- gagiste osa parler de la générosité de la France CaplailSe. A la Martinique, où cependant les habitants ont tous les droits de citoyen, les mêmes révol tants procédés régissent. La,l‘Eglist ’ cet instrument d’abêtissement des masses et horrible outil servile de domination ne connaît plus de bornes. Le goupillon se fait de plus en plus insultant et reçoit le concours d une administration complice. Le.30 mars dernier, une manifestation des missionnaires eut lieu à Fort-de-France. Tous les habitants qui n’avaient pas pavoisé en l’hon- neur de U procession furent provoqués et vio lemment attaqués par la clique ecclésiastique , L évêque Lequiem règne en maître et soumet a sa puissance jusqu’aux radicaux-socialistes. Le groupe communiste J. Jaurès nous envoie un ordre du jour par lequel il proteste contre les facilites données par l’administration muni cipale aux moines ligueurs qui provoquent et inquiètent les non manifestants, et déclare qu’il prendra, à l avenir toutes les précautions utiles pour mettre fin à de tels infects agissements. Et nous approuvons nos frères coloniaux pour leur dernière résolution. Seule l’action organisée pourra réduire à néant le fascisme qui s implante même dans les colonies. Samuel MONGO. leurs serfs et, devant les vrières, ils répondirent par — En face de ce mouvement formidable, engagé entre la classe ouvrière et le patronat des In des, mouvement dont l’issue aura des consé quences graves pour le prolétariat textile des colonies et de la métropole, quelle est l’attitude du gouvernement travailliste de Mac Donald, du Parti travailliste ? Pour Mac Donald, le gouvernement travail liste, le Parti travailliste, adhérents à la II e In ternationale, les 150.000 grévistes de Bombay ne sont pas intéressants. Et, cependant, ils sont au pouvoir. « Et, cons- titutionnellement, ils ont charge de régir les destinées du peuple britannique et du peuple de leur Empire des Indes ! Non seulement le gouvernement travailliste, le Parti travailliste restent sourds aux appels de « leurs frères de, classe », qui tombent d’ina- nition dans les rues, en leur refusant tout se cours, qu’une brute humaine ne refuserait pas à une bête affamée ; ils vont plus loin dans l'infamie ; ils se lavent les mains à la Ponce Pilate, en déclarant que les « événements des Indes ne les regardent en rien », qu’ils s’en remettent au gouvernemen des Indes, leur subordonné en apparence, mais leur maître de fait ; et ce gouvernement des Indes, instrument du patronat du textile, fort de la haute autorité du pouvoir anglais, contt le à faire mitrailler cette foule de 400.000 affamés qui a juré d’ac- cepter passivement la mort par la famine, plu tôt que de rentrer dans les anciennes conditions de « bête de somme » au travail. 1 1 T 4 -3=5) O Gx e- — Des Munitions pour le « Paria » Le Matin, dans un entrefilet officiel, 'an nonce que M. Poincaré a l’intention de con- fier à son ministre déchu Sarraut un haut poste dans les colonies. Après nous être demandé quel poste on pouvait confier à ce crétin incapable, nous avons appris que M. Martial Merlin, gou verneur général de l’Indochine, étant ad mis à la retraite, c’est à ce poste GC gou- vernement général que Sarraut, lassassin des Indochinois, va être appelé. Dans le dernier numéro du Paria nous nous étions déjà fait l’écho de la sym pathie spéciale dont jouit Sarraut dans l’In- dochine. Nous avons dit comment des con seillers européens avaient refusé de s’asso cier à un banquet d’adieu pour Sarraut, estimant marquer, par leur refus, leur con- damnation de la politique indigénophobe du sinistre Sarraut. L'Humanité a publié aussi quelques arti cles sur le « travail » de Sarraut en Indo chine, et il n’est secret pour personne que le ministre déchu fut un des plus grands exploiteurs du peuple Indochinois et qu’il porte la responsabilité d’une innombrable quantité de crimes impunis. En lui reconfiant le poste de gouverneur général, Poincaré entend prouver son désir de voir se continuer la politique criminelle de son ancien ministre. Il aura avec lui pour l’approuver toute la clique des dé putés de droite et de gauche, dont les inté rêts en Indochine sont en contradiction avec les intérêts du prolétariat de cette co lonie. Mais il aura contre lui le petit groupe parlementaire communiste, qui ne cessera de lui jeter à la face toutes les ignominies du député-ministre Sarraut, dégonflé et re gonflé pour le plus grand bien de la France impérialiste. —.—.—.— * FABRY EN VISITE Notre vaillant confrère de Tunis, l’Aventr Social, qui a tant de fois connu la répression gouvernementale, qui a vu la plupart de ses rédacteurs emprisonnés pour avoir défendu la cause des indigènes contre les. impérialistes fran çais, vient de reparaître après une courte dispa- rition. Il reprend, comme par le passé- la bataille pour tout ce qui est prolétarien, contre tout ce qui est exploiteur. En le soutenant, les coloniaux soubendroni lew cause. S’y abonner 50, rue Souti Bel Khir, Tunis. Mungin-le-Boucher en Algérie Le général Mangin, qui a mérité le titre de « boucher », en raison de ses capacités de des truction du matériel humain pendant la guer re, est en ce moment en Algérie en tournée d’inspection générale. , Qu’y vs-t-il chercher ? De la nouvelle chai à canon pour la prochaine guerre ? N‘a-t-il pas 1 assez fait tuer de soldats noirs, qu’il faille en core que le Boucher aille s’assurer de réserves futures pour l’abattoir ? Les Pirates sont toujours là Gandhi félicité PERMANENCE « Union Intercoloniale », chaque diman- che matin, de 10 heures à midi, au siège, 3 rue du Marché-des-Patriarches, La municipalité de Bombay a voté la présentation d’une adresse de félicitations à Gandhi à l’occasion de sa mise en liberté et de sa convalescence. L’Inde manifeste ainsi sa haine pour l’Angleterre et son estime pour ceux’ qui se dévouent à sa cause. . Mais la politique de Gandhi a fait fail lite. Gandhi, lui-même, l’a reconnu. La non-coopération en même temps qu’elle, a fait la force du capitalisme indigène, a permis aux Anglais de renforcer leur puis sance impérialiste. Quand on reçoit une claque sur la joue droite, il ne s’agit pas de tendre la joue gauche. Il faut répondre par des coups de poings et des coups de pieds. L’Inde n aura son indépendance qu’en appliquant ce principe et en remplaçant la non-coopé ration par l'action directe. Listes précédentes Maran Zioudou Loc Moreau Gerpillon Ng Dang Hué Gothon Lunion Cal vert Charlery Stanislas F igaro Maubetie Laurent Gabriel Come Corneille Traù dinh Thanh Cather Geral d Mme Mondain Prof. Gide Dang Khanh Maurice Mme Bréon Mme Randroazonaka .. Rasoja Bayat Victor Un groupe d’Algériens X... Chebat Total 1.683 205 30 18 3 3 3 9 50 50 Le dénommé colonel Jean Fabry, qui com manda à des tirailleurs, s’est décidé, un mois et demi après sa nomination, à visiter’ son ministère. Il a parcouru, un jour d’ennui, les divers 2 2 2 2 2 6 2 2 7 2 2 2 194 200 1 50 2.411 50 Le PARIA se fera un devoir d'insérer et de dévoiler tous les abus de l’impérialis- me envers les masses opprimées. Nous demandons à tous nos frères coloniaux qui souffrent de l’exploitation et du despo tisme capitalistes de nous communiquer leurs revendications (politiques et écono miques), et de nous informer sur les scan dales et les crimes du colonialisme. Nous clouerons implacablement au pilori tous les auteurs des ignominies du régime pourri actuel dont les masses coloniales sont les victimes. LE PARIA. services de « Chacun < tour de lui vice. Le ministr la boîte. des directeurs avait groupé au- les fonctionnaires de son ser- re eut pour tout le monde des paroles bienveillantes et prodigua au per sonnel de l’administration centrale ses en couragements. (Tu parles !) Cette visite inattendue causa, dans tout le ministère, une fort heureuse impres sion. » Tel est le communiqué officiel. Nous re tenons l’expression cette « visite inatten due » : signifie-t-elle que le prédécesseur Sarraut n’avait jamais mis les pieds à son ministère ou signifie-t-elle que deux mois après le remaniement ministériel, les sous- ordres de Fabry ne s’attendaient plus à voir venir leur patron ? Enfin ! Les destinées coloniales sont en de bonnes mains. Puisque Fabry a visité son ministère. NECROLOGIE Les originaires des colonies viennent de per dre à Paris le camarade Edmond Léria, décédé le 26 mars. Nous adressons à sa famille nos sincères con doléances. iga Travail exécuté par des ouvriers syndiqués Le Gérant : Léopold MESNARD. ■ ■ — - Imprimerie Française (Maison J. Dangon) * 123, rue Montmartre, Paris (2 e ) Georges DANGON, imprimeur. Indochine ! Pauvre Indochine ! Qu’il t’en coûte d’être riche ! Sur ton dos, il pleut, des emprunts, encore des emprunte et tou jours des emprunts ! Depuis le Petit Marseillais de M. Outrey jusqu’à la Dépêche Coloniale, la presse en- tretenue par la « clique infâme » prépare le terrain pour une nouvelle émission de « Bons Indochinois ». Or, par une étrange coïncidence, M. A de Pouvourville s’avise de s’intéresser a l’épargne 'annamite. Il préconise des mesu res urgentes pour la sauvegarder, il lui témoigne une sollicitude touchante. « Le goût d’épargner, dit-il, ne vient à l’indigène qu’avec la sécurité de son épar gne », et précisément, s’il fallait le croire, la colonisation française apporte la paix et la tranquillité là où des pirates régnai : L — Ta, ta ta ! Les pirates sont toujours là ! Et je pourrais en citer une fournée : Ghautard, Berthelot, Candelier, Fontaine, Baudoin, Sarraut, Darles : Voilà quelques spécimens pris au hasard. Ces pirates-là, croyez-m’en, mon brave M. de Pouvour ville, sont de la pire espèce. Et Tunivers entier sait de quoi est capable la clique coloniale en fait de piraterie. Vots conviendrez donc que nos nha-que ont de bonnes raisons pour se méfier. Voyons pour les nels ? Y à vos « : mettre nos sapèques de côté engloutir dans vos emprunts éter- pensez-vous ! Confier nos piastres Banque Industrielle de Chine » ? Allons donc ! Pires que des vautours, pirates coloniaux, vous avez déterré les ossements d’un de nos rois pour v renifler des trésors... Ng. the TRUYEN. Les Etudiants en Militarisme Les attachés militaires à Paris de dix-neuf puissances alliées et amies de la France vont faire i‘m grand voyage d études au Maroc. Leur voyage au Maroc, qui durera du 4 au 16 mai, comprendra une tournée des princi paux fronts et se terminera par Oudjda, où le gouvernement général de l’Algérie les accueil- lera pour leur faire visiter, sur le chemin du retour, les principaux centres de l’Algérie. La France, pays le plus impérialiste du mon- ôe, servant de mentor aux attachés militaires 1 La France pacifiste donnant des leçons de militarisme aux délégués des militarismes étran gers. Quel beau sujet pour un peintre senti mental. Les contribuables qui payeront les frais de ce voyage « d’études » achèteront certaine- ment le tableau.