Nguồn: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7009347n (OCR ALTO của BnF, chưa hiệu đính) Tải về: 2026-07-17 Tựa đề: Le Paria — 01 août 1922 1922 Lưu ý: Văn bản OCR máy tự động từ Gallica; sai sót OCR chưa sửa — đối chiếu PDF ảnh cùng tên khi trích dẫn. ### [Trang 1] Première Année — N 5 Le Numéro : VINGT-CINQ centimes Mardi 1er A5F.922” ADMINISTRA TION : 16, Rue Jacques-Callot, 16 PARIS (6 ) Téléphone : GOBELINS 11-60 le Paria > hle Paraissant le 1er de chaque mois TRIBUNE DES POPULATIONS DES COLONIES Abonnement, Un an : 3 francs L’Union Intercoloniale L’Union Intercoloniale continue son excellente besogne d’organisation et pré pare un programme d'études et de recru- Jemenf pour la rentrée d’octobre. Après le compte rendu de la cérémonie du cimetière Montparnasse, dont nous nous sommes fait l’écho dans notre numéro de juillet, nous sommes heureux de remarquer que son activité ne se ralentit pas, en pu bliant les documents ci-dessous. APPEL aux populations des colonies Les membres de l’Union intercoloniale, association des originaires de toutes les colonies, réunis en Assemblée générale le dimanche 28 mai 1922, à Paris, ont voté, à l'unanimité, l’appel suivant : « Frères des Colonies, en 1911, les Pouvoirs publics aux prises avec un effroyable cataclysme, se sont tour nés vers vous et vous ont demandé alors de consentir votre part de sacri- tice pour la sauvegarde d’une patrie qu’on disait voire, et dont, jusqu'a lors, vous n’aviez connu que l'esprit de domination. « Pour vous déterminer, on n’a pas manqué de faire luire à vos yeux, les avantages que votre collaboration vous vaudrait. Mais la tourmente pas sée, comme devant, vous restez sou mis au régime de l’indigénat, aux ju ridictions d’exception, privés des droits qui font la dignité de la per sonne humaine : liberté d'association, de réunion, liberté de la presse, droit initial de circuler librement, même dans votre pays, voilà pour le côté I - / i i /q U c. r Ç—• « Au point de vue économique, vous restez soumis à l’impopulaire et lourd impôt de capitation et de portage ; à l'impôt de la gabelle ; à l'empoison- nement et à la consommation forcée de l’alcool et de l’opium, comme en Indochine ; à la garde de nuit comme en Algérie pour veiller sur le bien des requins coloniaux. « A travail égal, vos efforts res tent moins rémunérés que ceux de vos camarades européens. « Enfin on vous a promis monts et merveilles. « Vous vous apercevez maintenant que ce n’était que mensonges. « Que faut-il faire pour arriver à votre émancipation ? « Parodiant la formule de Karl Marx, nous vous disons que votre af franchissement ne peut venir que de vos propres efforts. « C’est pour vous aider dans cette tâche que l'Union Intercoloniale a été fondée. « Elle groupe, avec le concours de camarades métropolitains sympathi- ques à notre cause, tous les originai res des colonies, résidant en France. « Moyens d'action : Pour réaliser cette œuvre de justice, FU. I. entend poser le problème devant l’opinion publique à l’aide de la presse et par la parole (conférences, meetings, uti lisation de la tribune des assemblées délibérantes par nos amis détenteurs de mandats électifs) et enfin par tous les moyens en notre pouvoir. « Frères opprimés de la métropole, dupes de votre bourgeoisie, vous avez été des instruments de notre con quête ; pratiquant cette même poli tique machiavélique, votre bourgeoi sie entend aujourd’hui se servir de nous pour réprimer chez vous toute velléité d’affranchissement. « En face du Capitalisme et de l'Impérialisme, nos intérêts sont les mêmes ; souvenez-vous des paroles de Karl Marx : « Prolétaires de tous pays, unissez- vous. » «L’Union Intercoloniale ». ( i Civilisation assassine Dernièrement, nous avons signalé dans cette même tribune une série d’assassinats commis par nos « civilisateurs » et qui restent impunis. Hélas ! la liste noire s’al longe chaque jour, douloureuse. Tout récemment encore, un Annamite, âgé de 50 ans, et employé depuis 25 ans dans le service des Chemins de fer de Co- chinchine, a été assassiné par un fonction naire blanc. Voici les faits : Lé-Van-Taï avait sous ses ordres quatre autres Annamites. Leur fonction consis tait à fermer les accès du pont au passage des trains, et à l’ouvrir à la batellerie. La consigne prescrit la fermeture du pont 10 ni notes avant que les trains passent. Le 2 avril, 16 heures 30, un des Anna mites venait de fermer le pont et d'abais- ser le signal. Juste à ce moment, arriva ne chaloupe administrative transportant un fonctionnaire de l’arsenal de la marine qui revenait de la chasse. La chaloupe se mit à siffl::. L'employé indigène se porta alors au mili m du pont, agitant son dra peau rouge pour faire comprendre aux gens du petit vapeur que le train allait | passer et que, par conséquent, le passage était fermé. Et voici ce qui se passa : La chaloupe accosta un pilier du pont. Le fonctionnaire sauta à terre et se dirigea, l'air furieux, vers l’Annamite. Ce dernier, prudent, se sauva dans la direction de la maison de son chef Taï. Le fonctionnaire le poursuivit en lui lançant des pierres. Ayant entendu le bruit, Taï sortit de chez lui et alla au-devant du représentant de la civilisation qui l’apostropha : « Espèce de brute, pourquoi n’ouvres-tu pas ? » Pour toute réponse, Taï qui ne sait pas parler français, montra du doigt le signal rouge. Ce simple geste exaspéra le colla borateur de M. Long qui, sans autre forme de procès, tomba sur Taï et, après l’avoir bien « passé à tabac », le poussa dans un feu de brasier qui se trouvait près de là. Horriblement brûlé, le garde-barrière annamite fut transporté à l’hôpital, où il mourut après six jours d’atroces souTran- ces internes. L fr teeain . pus vie edl : Marseille, on expose la prospérité offi- cielle de l’Indochine : on meurt de faim en Annam. Ici on chante le loyalisme, là-bas, on assassine ! Qu’en dites-vous, mille et mille fois majestueux Kaï Dinh et Excel- lentissime Sarraut. — N’GUYEN A. Q. P.-S. — Alors que la vie d’un chien d’An namite ne vaut pas une sapèque, pour une égratignure au bras, M. l’inspecteur général Reinhart reçoit 120.000 francs d’indemnité. Égalité ! Égalité chérie ! La question de Tanger Comme on prévoit une conférence pour régler les destinées de notre ville, les journaux espagnols recommencent à ré clamer Tanger pour leur nation. J’ai déjà fait remarquer que si à Tanger plus de la moitié de la population parle castillan, c’est que cette moitié se compose d’israé- lites, sujets marocains, mais descendants des juifs expulsés jadis de l’Espagne et en ayant conservé la langue. En réalité, il y a ici 7.000 Espagnols, ce qui représente une minorité de la population totale (35.000 ha bitants) surtout israélite Jet musulmane, tout en étant la plus grosse des colonies d’Européens. La France a seulement un millier de ses nationaux, mais excipe de ses intérêts dans le commerce local et dans les terrains à bâtir, encore que, de ce point de vue aussi, ce soit les Marocains, musul mans ou juifs, qui possèdent presque tou tes les maisons. En réalité et malgré les criailleries na tionalistes des quotidiens A. B. C. et El •Sol, l’opinion espagnole ne désire pas plus l’occupation de Tanger que la continua tion de l’interminable expédition maro caine, si impopulaire. Ces campagnes sont fomentées par le militarisme espagnol, in téressé à éterniser son intervention dans le Piff, et surtout par l’Angleterre, qui, avant tout, veut évincer la France de Tan ger parce qu’elle craint — et c’est naturel, l’installation du militarisme français sur le détroit de Gibraltar. Quoi qu’il en soit, le statut de Tanger, qui devait être réglé dès après l’armistice, est à déterminer promptement maintenant que la voie ferrée du Tanger-Fez esl sé rieusement poussée, certains tronçons étant en voie d’achèvement. Il faut outiller le port et la future gare. Nous ne demandons pas à la future conférence franco-hispano- britannique la possibilité de convertir no tre minuscule territoire (30 kilomètres de côté à peine) en repaire de sous-marins ou autres horreurs européennes. Déjà les ri valités des puissances et des diplomaties ont ruiné, depuis 1912, tout notre com merce et notre tourisme. Les habitants de Tanger demandent simplement qu’on les laisse administrer et développer leur ville qui deviendrait libre et internationale. (Humanité du 23 juillet 1922). “ GOUTS SPÉCIAUX ” L’Empereur d’Annam Kaï Dinh a été l’objet, depuis son arrivée à Paris, d’un siège en règle, de la part de certaines beau tés professionnelles. Il a reçu d'elles des lettres enflammées, et des photographies suggestives. Mais, Kaï Dinh est un sage. Il a fait jeter au panier, lettres et photos, se refusant à donner la moindre réponse aux demandes qui lui étaient adressées. M. Albert Sarrau^ interrogé à ce propos, par une fort jolie femme, lui a répondu : — Sa Majesté a des goûts très spéciaux. La dame fut très étonnée et voulut pous ser plus à fond son interrogatoire, mais le ministre des Colonies esquissa un mouve ment de retraite : — Elle n’aime que la lecture, dit-il. La dame demanda : — Que lit-il actuellement ? — Platon, répondit M. Albert Sarraut. (Aux Ecoutes.) Que S. M. Kaï Dinh soit sage, nous n'en doutons pas. Mais la sagesse n’exclut point la politesse, et nous nous permettons de dire très respectueusement à S. M. que son geste, aussi majestueux soit-il, manque to talement de galanterie. On tremble rien qu’en pensant que ces galantes dames, éprises des choses impériales et impérieu sement dédaignées, ne manqueront pas de, diriger toute leur terrible revanche sur les sujets de Sa Majesté. S. Ex. le Minis tre est un homme éloquent. Il connaît son vocabulaire. Or, sa réponse à la jolie dame, est fort équivoque. Que veut-il dire exactement par « goûts spéciaux » ? Est- ce, par hasard, que sa très lettrée et très artiste Majesté ait déjà fait la connaissance d’un artiste connu et d’un poète renom mé, malgré sa récente arrivée dans la ville lumière ? Poser la question c’est lui ré pondre. Après que la dame eut voulu pous ser plus à fond et que S. Ex. eut esquissé un mouvement de retraite, l’éloquente équi voque continue : Bien que dans Théétète il y ait thé. com te dit Victor Hugo, nous ne crovonDA ‘e "* M dniene lire les œuvres du ma . d’ristore, puisqu’Elle a toujours besoii d’un iterprete pour se faire comprendre en français (et aussi en grec). C’est pourquoi, lorsque M. le Minis tre dit qu’Elle est en train de lire Platon, il n’a pas achevé son mot. C’est Platon... ique qu’il voulait dire probablement. Amiens Plato, sed mugis arnica veritas. Et nous répondons : « Ami Platon, Sa Majesté aime voir. » -Ng. A. Q. “ Le Paria ” bi-mensuel L'administra lion du Paria est heu- reuse de constater que les grands succès qu'elle attendait n’ont pas tardé à venir couronner ses efforts; aujourd’hui notre journal est lu par' beaucoup de personnes de tous les continents. En conséquence, après les vacan ces, nous croyons pouvoir faire pa- raître le Paria deux fois par mois. A ce sujet, nous donnerons plus tard des renseignements plus détaillés : pour le moment, nous nous conten tons d’annoncer cette bonne nouvelle à nos nombreux amis de France, des Colonies et de tous pays. I LA FEMME ANNAMITE ET LA DOMINATION FRANÇAISE La colonisation est déjà par elle-même un acte de violence du plus fort contre le plus faible. Cette violence devient plus odieuse encore lorsqu’elle s’exerce sur les enfants et sur les femmes. Il est d’une douloureuse ironie de cons tater que la civilisation — symbolisée en ses différentes formes, liberté, justice, etc., par la douce image de la femme et agen cée par une catégorie d’hommes réputés champions de la galanterie — fasse subir à son emblème vivant les traitements les plus ignobles et l'atteigne honteusement dans ses mœurs, dans sa pudeur et dans sa vie. Le sadisme colonial est d’une fréquence et d’une cruauté incroyables, mais nous nous contentons de rappeler ici seulement les quelques faits qui ont été vus et relatés par des témoins non suspects de partialité, et qui permettront à nos sœurs d’Occident de comprendre et la valeur de la « mis sion civilisatrice » monopolisée par le ca pital, et la souffrance de leurs sœurs des colonies. « A l’arrivée des soldats, raconte un co lonial, la population a fui, seuls sont restés deux vieillards et deux femmes : une vier ge et une mère allaitant son nouveau-né et tenant par la main une fillette de huit ans. Les soldats avaient demandé de l’argent, de l’eau-de-vie et de l’opium. Et comme on ne comprenait pas, devenus furieux, ils avaient à coups de crosse assommé l’un des grands-pères. Ensuite, pendant de lon gues heures, deux d’entre eux, déjà ivres en arrivant, s’étaient amusés à cuire l’au tre vieux à un feu de branches. Cepen dant les autres violaient les deux femmes et la fillette; puis, las, ils avaient massacré la petite. La mère alors, avait pu s’enfuir avec son autre enfant et, à cent mètres de là, cachée dans.une brousse, avait vu mar tyriser sa compagne. Pour quel motif. elle n’en sait rien, mais la jeune fille, couchée sur le dos, garrottée, bâillonnée, un de ces hommes, à plusieurs reprises, lui enfon çait doucement, ligne à ligne, sa baïon- accir dans te ventë, ci, tits feHieaeit, xa retirait. Puis ils avaient coupe le doigt de la morte, pour ravir une bague, et sa tête pour voler un collier. « Sur le terrain plat des anciennes sali nes, les trois cadavres sont restés: la fillette mise à nu, la jeune femme éventrée, dont l’avant-bas gauche raidi dresse vers le ciel indifférent un poing serré, et le cadavre du vieux, horrible celui-là, nu comme les autres, défiguré par la cuisson, avec sa graisse qui a coulé, fondu et s’est figée avec la peau du ventre boursoufflée, rissolée, dorée, comme la peau d'un porc grillé. » (A suivre.) N’Guyen ai Quac. La Vague de Paresse Le patronat a osé naguère traiter les ouvriers démobilisés de paresseux, il leur a imputé la responsabilité de la crise éco nomique et on a conclu à l’existence « d’une vague de paresse ». En 1854, un sénatus-consulte a promis aux colonies, alors jeunes, une législation homogène et moins anarchique. A l’heure actuelle nous attendons encore cette légis lation. Il y a eu une vague de paresse ! L’article 24 de la loi du 31 mars 1922 sur les loyers ordonne au gouvernement de rendre, dans un délai de six mois, des décrets qui édicteront dans les colonies et protectorats, autres que la Tunisie et le Maroc, les dispositions qui pourront être nécessaires. Il faut attendre ces décrets. Mais... ...Il y aura une vague de paresse ! Lettre ouverte à M. Albert SARRAUT Ministre des Colonies Excellence, Nous savons parfaitement bien que vo tre affection pour les indigènes des colo nies en général, et en particulier pour les Annamites, est grande. Sous votre proconsulat, le peuple d'An- nam a connu la vraie prospérité et le réel bonheur, bonheur de voir pulluler dans tout le pays des débits d'alcool el d'opium qui, concurremment avec les fusillades, la prison, la démocratie et tout l’appareil perfectionné de la civilasation moderne, rendent l'Annamite le plus avancé des Asiatiques et le plus heureux des mortels. Cet acte de bienveillance nous évite la peine de retracer tous les autres ; tels que le recrutement et l'emprunt forcés. les ré pressions sanglantes, le détrônement el l’exil d’un roi, la profanation des lieux sacrés, etc.' Gomme dit un poème chinois : « Le vent de la tendresse suit le mouvement de votre éventail et la pluie de la vertu précède la trace de votre voiture. » Devenu suprême chef de toutes les colonies, votre sollicitude particulière pour les Indochinois ne fait qu’augmenter avec votre grandeur. Vous avez créé, à Paris même, un service spé cialement chargé — surtout pour l’Indo chine, précise un organe colonial — de surveiller les indigènes résidant en France. Mais « surveiller » seulement paraissait insuffisant à la pitié paternelle de Votre Excellence, el Elle a voulu faire mieux. C’est pourquoi, depuis quelque temps, Elle a octroyé à chaque Annamite — cher An namite, comme dit V. E. — des aides de camp particuliers. Bien que très primaires dans l’art de Sherlock Holmès, ces braves gens sont très dévoués et particulièrement sympathiques. Nous n’avons que des louan- ges à faire à leur égard, et des comnli- munis à faire à l’égard de leur chet. Votre Excellence. Nous sommes sincèrement touchés de l’honneur que Votre Excellence a eu l’ex trême bonté de nous faire, et nous l'aurions accepté avec la reconnaissance la meilleure si cet honneur ne nous paraissait pas un peu superflu et s’il n’excite pas des envies et des jalousies. Au moment où le Parlement cherche à faire des économies, à comprimer le per sonnel des administrations ; où le budget se trouve largement troué ; ou l’agricul ture et l’industrie manquent de bras ; où l’on cherche à imposer les salaires des travailleurs, et où la repopulation réclame toutes les énergies productrices, il nous semblerait antipatriotique d’accepter, à un moment pareil, des faveurs personnelles qui occasionnent nécessairement le gaspil lage des forces ds citoyens condamnés — comme les aides de camp — à l’oisiveté, et la dépense de l’argent péniblement sué par le prolétariat. Par conséquent, tout en restant votre obligé, nous déclinons respectueusement cette distinction flatteuse pour nous, mais trop coûteuse pour le pays. Si Votre Excellence voulait absolument connaître ce que nous faisons tous les jours, rien n’est plus facile : nous publierons chaque matin un bulletin de mouvement et Votre Excellence n’aura qu’à se donner la peine de lire. D’ailleurs. notre emploi du temps est tout à fait simple, et presque invariable : Le matin : de 8 à 12, à l’atelier. L’après-midi : au bureau des journaux (de gauche, naturellement) ou à la biblio thèque. Le soir : dans notre chambre, ou dans des conférences éducatives. Dimanches et fêtes : visite des musées ou d’autres lieux intéressants. Voilà ! En espérant que cette méthode commode et rationnelle donnera satisfaction à Votre Excellence, nous lui prions d’agréer, etc. Nguyen Ai Qnâc. Avis important Vu la modicité du prix de l’abon- nement, nous espérons que tous nos camarades feront preuve de bonne volonté pour assurer la vie du Paria. Nous prions donc les camarades à qui nous avons envoyé régulièrement notre journal, de nous envoyer le montant de l’abonnement. ### [Trang 2] N ■ ) ' ",c TRIBUNE DE L’INDO-CHINE Sa Majesté Kaï Dinh Empereur d'Annam Annam. A l'heure où paraîtront ces ligne A l'heure où paraîtront ces lignes, l’em- ; perçur Kaï Dinh, au lin visage d’adoles cent, embarquant sur un paquebot long- ’ courrier de la ligne d’Extrême-Orient, sera bien près d'être l’hôte de la France qui, une semaine durant, le va traiter avec des honneurs souverains. Laissez-moi vous pré senter ce séduisant et énigmatique prince d’Asie tel que je l’ai connu en son pays d’Annam. 0 Kaï Dinh! A la seule musique de ces syllabes rares qui émeuvent nos imagina tions occidentales, nous évoquons tous les fastes de la vieille Asie, le cérémonial com pliqué, les palais aux toits courbés, les mandarins aux yeux bridés, les danseuses hiératiques sur leur estrade laque et or, tout cet ordre de choses rituel, artiste et légendaire dont les voyageurs au long- cours se sont plu à nous rapporter l’étrange survivance. Si nous savons que le prince en qui s’incarnent ces traditions millé naires dépasse à peine la trentaine, qu’il est de bonne mine, gracieux comme un page, élégant et lettré, notre curiosité re double. Le personnage, cette fois, est digne de la chronique. Lors de ma relation du voyage de Joffre en terre d’Indo-Chine, je vous ai décrit Hué, la capitale de l’empire, tout entière renfermée, à la manière des vieilles cités les douves, pont-levis, tours et remparts à la Vauban grouille la cité indigène : corps de garde, pagodes, yamens des prin ces, harems, échoppes d’artisans, taudis, boutiques. Ici, sous notre tutelle, chéri de son peu- pie, entouré de sa cour, vit en sa sixième année de règne le douzième empereur du nouvel Annam, Kaï Dinh, dont le nom signifie littéralement « fondation de l’ère tranquille ». De même vous ai-je conté le matin glo rieux de janvier, où en présence de toute sa cour, entourée des six ministres de son co-mat (gouvernement), la jeune Majesté, accueillant sur le seuil de la salle du trône le vieil homme de guerre, lui remit après les trois « laï » (saluts) rituels de bienve nue, un sceptre de jade, bâton de comman- dement comme jadis les rois d’Annam en offraient à leurs maréchaux victorieux Depuis que la Chine s’est proclamée Répu- blique, c’est en cette cour de Hué, plus en core qu’à la cour du Mikado, que se sont réfugiés la pompe asiatique et le souci de 7——* Do"" nnerpr ‘ i : aut notre gouvernement l’oblige, Kaï Dinh passe ses heures en compagnie de ses let trés, à la recherche des protocoles oubliés, des formulaires abolis, Es usages et cou tumes teis que les prat i(pièrenl ses ancê tres souverains. Artiste, amoureux des étof fes rares. pL’:; d'ingénieuses trouvailles, c’est lui qui dessine les habits de parade de ses grands mandarins, les tenues éclatan tes de ses satellites et de ses pages. Pui sant dans les coffres de l’antique trésor impérial il sait, avec d’anciennes soies bariolées, avec les satins, les moires, les brocarts, se composer de somptueuses ro bes de cour que, tel un maitre-coulurier, il coupe lui-même, rehausse d’clonnantes ceintures, pique de nœuds et de bouff elles. Ce goût des soies et des satins se double d’une véritable passion pour les bijoux. Ses mains baguées à chaque doigt, son cou LE PARIA Tribune ne la Guyane française UN NOUVEAU SCANDALE TRIBUNE DE MADAGASCAR alourdi de colliers ciselés, ses bras cerclés de bracelets d’or vierge, jettent des lueurs d’icones; ses tiares à trois rangs de grosses perles, ses sabres aux poignées incrustées de pierreries, ses pipes à opium cabochées de rubis et d’émeraudes forment une collec tion du plus haut prix. Possesseur de nombreux pur sang, con servant dans un coin du parc un troupeau d’éléphants sacrés, ayant à sa disposition cinq automobiles plus magnifiques l’une que l’autre, et chaise à promener. Ainsi, à c'est cependant en palanquin porteurs qu’il aime surtout se petites étapes, gagne-t-il son y amen d’été qui, au pied du col des nuages, se mire dans les eaux mortes de la lagune. A son passage comme à l’approche d’un bouddha vivant, les villages tendent leurs autels des ancêtres et s’agenouillent face en terre pour ne point offusquer son impé rial visage de leurs vils regards plébéiens. I Efféminé de corps et d’âme, mince, indo lent, félin, énigmatique, Kaï Dinh in- ; quiète plus qu’il n’attire. Voluptueux, éta lant son goût maladif pour les parfums, les i pâtes, les onguents, il se farde et en vraie coquette, se fait les cils et se rougit les lè vres. On lui connaît trois femmes légitimes, l'une portant le titre de reine, qui est la fille du ministre des rites, les deux autres concubines avec le titre de reine de second rang : le prince héritier, âgé de 9 ans, est le fils de la première concubine. A son । harem cependant, il préfère la compagnie des vieux lettrés qui savent, d’un pinceau habile, tracer sur parchemin des poèmes en trois encres, les jeux des mimes et bala dins, ou, choisis parmi les 6.000 princes qui peuplent le palais, l’entretien familier de quelques favoris. Sa liste civile s’élève à près de deux millions de piastres, soit, au cours du change, environ 15 millions de francs ; là-dessus ne sont point compris , les frais de la Cour, du personnel domesti- 1 que, des réceptions, des écuries, de la 1 garde, ni des princesses et de leur suite que la France protectrice prend généreu- sement à sa charge. Cette féminité qui caractérise le souve rain d’Annam, se traduit chez lui encore par un souci excessif de plairé. Dès qu’un Européen de qualité est signalé dans la ca- | pitale, le roi lui accorde audience et le re tient à sa table, qu’il a toujours opulente, bien servie et soignée, sous les ordres d’un maître-queux de France. Connaissant la vanité humaine, aux nombreuses décora- : fions d’Annam, il a ajouté des ordres per sonnels qu’il distribue libérablement. Deux | surtout font fureur, l’un pour les hommes, : le Khim Khanh, plaquette d’or sertie de perles fines, l’autre d l’intention du beau sexe, le Khim Boi, ordre d< • femme 1 ver- . ' neuses qui, taillé en fœ-m de pendentif iciangulaire fait merveille sur une gorge SUtlilèL ' i’ <■; signifie à quelque personnage de marque sa nlière reconnaissance, Kai Dinh n’hésite pas à lui dé ■ erner titres et lettres de noblesse. Ainsi pour l’avoir triomphalement promené à travers le Ton- kin et l’avoir traité en souverain de Hanoï, M. Sarraut, lors de son second proconsu lat, s’est vu en bonne et due forme nomme prince d’Annam. Tel autre résident supé rieur qui l’avait exagérément flatté, pres que gâté, fut créé duc. Jeune, bien fait, riche comme un rajah, constellé de bijoux et de gemmes, distri buant croix et brevets, anoblissant ceux (lui lui plaisent, voilà, ou je me trompe fort, un monarque d’Asie qui, à Paris com- Est-il vrai que le Gouvernement français alias M. Albert Sarraut, ministre français des Colonies, aurait cédé, loué, nous ne disons pas vendu, à une puissante compa gnie américaine à Maroni (Guyane) d’im menses terrains qui sont si vastes qu’ils prennent l’aspect de véritable territoire ? Est-il bien vrai que cette compagnie amé ricaine aurait le monopole de la prospec tion minière, des barques, des chemins de fer, des assurances, etc..., à l’exclusion des compagnies de toute autre nationalité, y compris les maisons françaises, qui n’au raient pas le droit de s’y installer, et tout cela pour une période de 90 ans? Si cela est vrai, avec les tractations que comporte certainement ce genre d’opéra tion, il s’agirait d’un véritable scandale digne de ceux du Togo, dévoilés récem ment à la tribune du Parlement par le vail lant et courageux député de la Guadeloupe, René Boisneuf. Compatriotes des Colonies, “ LE PARIA” est votre journal; lisez-le et faites-le lire. L’UNION INTERCOLONIALE remercie le camarade Boisneuf, député de la Guadeloupe, de la Communication qu’il a bien voulu faire à l’Assemblée générale réunie le dimanche 23 juillet 1922 et des sentiments qu’il a bien voulu exprimer. Elle le félicite de l’attitude qu’il prend chaque jour dans les questions relatives à la politique coloniale. encoui agc persévérer dans la voie où il s’est engagé tendant à dénoncer sans répit : les abus de toutes sortes dont sont victimes les po- pulations indigènes ; constantes et odieuses violai ions de la loi qui tendent, avec l’appui des représentants du gouver nement, à élever la fraude, en matière électorale, à la hauteur d’une institution, aboutissent à discréditer aux yeux de la métropole l’exercice des droits publies par nos compatriotes des Antilles portant ainsi un coup fatal à l’accession des indi gènes coloniaux a la qualité de citoyen. NECR.5 GIE André de Temperas. (Le Petit Marseillais.) L'Union Intercoloniale vient de faire une perte cruelle en la personne de l'un de ses plus dévoués membres, Benoît Déluge, décédé le 2 juillet 1922, à l’hôpital Laën nec, enterré le 4 juillet au cimetière de Bagneux. Les camarades se rappellent que l’Union Infercoloniale, ayant appris le mauvais traitement dont Déluge était l’objet, écri vait au chef de service de santé dont re lève l’hôpital Laënnec une lettre de pro testation. Ce chef de service nous a promis d’ouvrir une enquête et de nous répondre ensuite. Nous attendons encore cette ré ponse. L’Union Intercoloniale et Le Paria pren nent une large part au deuil qui frappe la famille de Déluge. SABRE ET GOUPILLON 1922 Il paraît que l’autorité civilo-militaire de Nossi-Bé (Madagascar) veut faire dis traire du budget de la colonie 5.000 francs pour l’entretien de l’église. On a dit cependant que le cléricalisme n’était pas un article d’exportation ? BU STATUT INDIGENE à Madagascar La Ligue française pour l'accession aux droits de citoyen des Indigènes de Madagascar, nous prie d'insérer l'extrait d’une lettre d’un Malgache . « Il nous est difficile de faire par venir des renseignements en France. Dans la colonie on ne veut pas qu’on sache dans la Métropole ce qu’on en tend par « statut indigène » ; quelles sont les mesures souvent arbitraires imposées aux Malgaches sujets. « La plupart des Européens deman dent à maintenir le statu quo chez nous, afin que nous continuions à être corvéables et taillables à merci. Naturellement l’égoïsme est insépa rable de l'homme ; mais à Madagas car, il est poussé au paroxysme au détriment des natifs du pays. « Il est inutile de vous dire que, dans l’ensemble, les Malgaches méritent la qualité de citoyen français. Ce qu’ils ont fait tant à Madagascar qu’en Eu rope pendant la guerre ne laisse au cun doute à ce sujet. « Le service militaire imposé sous forme d’engagement volontaire vers la fin de la guerre, était accepté de bon cœur et cependant les Malgaches savent que seuls les citoyens doivent le service militaire obligatoire. « Le Malgache n’a ni mœurs parti culières ni religion ethnique suscep tibles de l’empêcher de s’assimiler la civilisation française. Si certaines ra ces restent encore arriérées, c’est tout compatriotes favorisés ? Si ces der- niers sont classés parmi les indigènes les plus évolués, des milliers d’autres indigènes ont aussi atteint le degré où ils sont arrivés socialement par lant. — Dans ces conditions, pourquoi ces milliers de Malgaches sont-ils en core sujets ? Tout simplement parce que l’application de ce décret est telle qu’il est permis de dire que ce décret a été provoqué en faveur de quelques individus seulement, qui sont venus grossir malheureusement le nombre de nos « maîtres ». « Ose-t-on affirmer que les deman des rejetées émanaient des Malgaches tarés ? Il est vrai que « quand on veut noyer son chien, on dit ‘qu’il est enragé ». simplement l'instruction qu’ici, et ce Elles sont parce que l’éducation et leur ont manqué jus- n’est pas de*leur faute, susceptibles de progrès comme tous les autres hommes ; mais il faut qu'on se mette sincèrement à Administration. — Ces temps der niers des arrêtés ont été pris et admet tent des indigènes (deux par chambre) à siéger au conseil d’administration, à la chambre consultative de com merce, etc... Ceci n’a été fait, j’ose le dire, que pour la forme seulement. Tout d’abord, ces membres indigènes ne représentent même pas le sep tième du groupement auquel ils ap partiennent. Ensuite, ils sont choisis par le gou vernement lui-même qui, pour la plu part du temps, ne reconnaît que ses quémandeurs de décoration et d’hon neur ; des Malgaches de la vieille école qui disent « oui » ou « non » suivant le désir du blanc pour être agréable à ce dernier, au risque de voter même contre l’intérêt général de leurs compatriotes. En un mot, ils ne sont là que pour faire acte de pré sence ! ! ! Et voilà ce que l’on appelle « nos représentants officiels auprès du gouvernement de notre pays » ! ! : Et voilà comment nous prenons part à l’administration !!! les instruire et « Le jour où dront citoyens recevront une à les éduquer. ces indigènes devien- français, les enfants instruction et une éducation françaises, des petits Mal- gâches on fera des petits Français; tandis qu’actuellement, avec la poli tique dite « d’association », le progrès est nécessairement lent. L’enseigne ment actuel a pour but de faire des indigènes «des indigènes». Les pro grammes et les maîtres sont ajustés à cette politique. « Sous le règne de Ranavalona, il n'y avait qu’une seule catégorie d’é coles ; les écoles où l’on recevait les enfants des hommes libres recevaient aussi les enfants des esclaves. Main tenant que nous sommes sous le Gou- vernement de la République Fran çaise, il y a deux catégories d’écoles: celles ou l'on fait des hommes libres (écoles européennes) et celles où l’on fabrique des sujets (écoles indigènes). L Abus de pouvoir. Je ne parleras pas des abus multiples dont les sujet; seuls ont été victimes. « Depuis que nous avons signé la protestation dans L’Acfon Coloniale nous avons voulu continuer à travail ler pour seconder la ligue ; mais l’ad ministration locale s’y est opposée et, indigènes, nous devions nous incliner. Depuis, la censure a été arbitraire ment organisée et spécialement con tre les principaux signataires de la protestation. «En ce qui concerne les fonctionnai res malgaches, veuillez trouver ci- joint la copie d’une lettre adressée par notre ami Razanamimo à M. le Gouverneur Général. Les autres n’ont eu leur avancement qu’après avoir signé un engagement, sur le conseil de M. le Gouverneur Général, de ne pas prendre part à une manifestation publique sans en avoir au (Renseignements donnés sous toutes réserves) Prévisions de Départs - - LIGNES NAVIRES POINTS DE DÉPART DATES DE DÉ PART DESTINATIONS Extrême -Orient . . Le Havre 11 août Saigon, Extrême-Orient Egypte et Syrie . . Sphinx Marseille 12 — Alexandrie, Caïffa. Beyrouth, Jaffa 1 Méditerranée-Nord. Lotus André-Chénicr. . . — 3o — 9 — Alexandrie, Jaffa, Beyrouth, Caïffa. Naples, Smyrne, Vathy, Beyrouth. — Lamartine — 23 — Naples, Smyrne, Rhodes. Beyrouth. ’ Indes, Chine, Japon Angers Azay-le-Rideau. II — 25 — Colombo, Singapore, Saïgon, Yokohama. Océan Indien . . . Nera — 3 — Madagascar, La Réunion, Maurice. — Liger — 17 — Australie. Nouvelle- Amiral-Pierre . . . — 3) — — ! Calédonie .... Ville-de-Mctz. . . . — Début août Melbourne, Nouméa. Cuba, Mexique. . . Espagne (Saint-Nazaire 21 août La Havane. Vera-Cruz. Le Havre-New-York La Bourdonnais Le Havre i — New-York. — La Fayette — 5 — ; — Paris y n — Chicago — 15 — — France 19 — — La Touraine. . . . — 22 — — La Savoie — 26 - — Rochambeau. . . . — 2 9 — — Le 26 mai a eu lieu à Tunis une céré monie suivie de banquet en l’honneur du général Mangin et des poilus, musulmans, catholiques, juifs, etc. Le fonctionnaire président de la Ligue a sollicité de Mgr Raoul la dispense pour les invités de ne pas faire maigre ce jour- là. Inutile de commenter, n’est-ce pas ? Le fait dit ce qu’est l’esprit dans ce mi lieu-là. P. Erard. (Le Libre-Penseur de France, 20 juin.) Décret du 3 mars 1909 (Naturalisa tion). — Dans sa rédaction simple et claire, ce décret paraît accorder l’ac- cession de tout indigène remplissant les conditions qui y sont prévues aux droits de citoyen. Erreur ! La bureau cratie a inventé des complications pour ouvrir toute grande la porte au favoritisme qui frise le scandale par fois. « Depuis 1909, une vingtaine de Mal gaches ont été admis à jouir des droits de citoyen, par application de ce dé cret du 3 mars 1909. Ose-t-on affirmer que les autres Malgaches encore su jets, sont réellement inférieurs à leurs préalable l’autorisation du chef ou du Gouverneur Général !!! Et comme leur solde est trop faible, quelques- uns ont signé l’engagement rédemp teur. «Nous remercions tous les membres de la Ligue de tout ce qu’ils ont fait et de tout ce qu’ils feront encore en vue de notre affranchissement. « Nous attendons le résultat de vos efforts et nous sommes sûrs que vous triompherez, ayant de votre côté le glaive du bon droit et de la justice. La France républicaine ne faillira pas à ses traditions libérales dont bien des peuples étrangers ont bénéficié. « Veuillez agréer, etc... « Tananarive, le 20 juin 1922. » Les annonces sont reçues à .Clarte”, 16, rut Jacques-Callot, Paris (6 e ). Arrivées LIGNES NAVIRES PROVENANCE PORTS D’ARRIVÉE DATES approximatives d’arrivée Extrême-Orient Indo-Chine, Chine, Japon. . . Océan Indien Australie. Nouvelle-Calédonie. Le Havre, New-York Command-Dorise . Azay-le-Rideau. . . Armand-Behic. . . Chambord Liger Maréchal-Galliéni . Dumbéa El France Paris La Savoie Roussillon La Bourdonnais . . Paris Takou Saigon Yokohama Shanghaï Madagascar Melbourne New-York Marseille Le Havre Fin août 4 août 17 - 3o — 16 — 3o — Mi-août rer août 0 août 21 — 23 — 27 - 30 — SOUSCRIPTION Listes précédentes M. Lalande M. Blerald Total 434 2 » » » Je soussigné (1) . demeurant à (2) déclare m’abonner au journal “LE PARIA” ; ci-joint la somme de trois francs, mon tant de l’abonnement pour un an. 443 — le (Signature) 192 Le Gérant : J.-B. Neyrat, L émancipatrice, Imp. coopérative. Rue de Pondichéry, 3, paris TARRIANT, administrateur-délégué. (1) Nom et prénoms. (2) Adresse complète. N. P — Remplir ce bulletin et l’envoyer à M. STÉFANY, 16, rue Jacques-Callot, Paris-6 p .